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Au-delà de la matière

Au-delà de la matière, de l’immuable au flexible, vidéo hd, 31 minutes, Couleur.

De jeunes militants ont mis en place des ateliers photographiques auprès de détenus du centre pénitencier de Réau. Ces rendez-vous hebdomadaires étaient ponctués d’échanges informels transformant la salle d’atelier en un espace dénué de toute frontière. Les relations avec les détenus s’immiscent petit à petit dans le quotidien des jeunes gens en construction. Bien plus qu’un simple témoignage sur la vie carcérale, l’œuvre questionne la fixité de vies déjà tracées.

Poursuivons-nous des destinées immuables telles que la physique mécaniste nous a conditionnés ? Avons-nous un libre arbitre qui nous permettrait de dévier vers un futur flexible tel que la physique quantique nous le laisse penser ?

La vidéo métaphorique entrelace deux réalités : Celle d’un présent figé débouchant vers un futur inéluctablement déterminé et, celle d’un présent issu d’un futur ouvert au champ des possibles. Deux mondes qui deviennent perméables et laisse émerger de nouveaux horizons.

MAGNUS

Magnus, vidéo hd, 9 minutes, Couleur.

Dans la conception de la physique classique, chaque chose, chaque être est défini en tant qu’objet donnée. Poids, masse, vitesse le définissent, et par la même son comportement, sa trajectoire et son évolution future. Cette vision mécaniste génère une attitude mentale qui prédispose l’esprit à voir les séparations entres les choses comme absolues et définitives, plutôt que comme le résultat d’un mode de pensée n’ayant qu’une utilité et une validité relatives et limitées. 

Jérémy est devenu hémiplégique à la suite d’un AVC lorsqu’il était adolescent. Il s’est ainsi construit sous le regard des autres. A l’instar d’une balle décrite en cinématique, il a été catégorisé dans un référentiel donné. Mais est-il si facile de se dégager de ce mode de pensée ?

Genèse

Genèse, vidéo 32 minutes, Couleur.

Derrière tout œuvre artistique, se cache un travail de recherche foisonnant, un parcours irrégulier fait d’avancées et de doutes. Mettant en perspective le travail de 2 artistes aux disciplines différentes, le film retrace ces moments d’improvisations, de répétition ou d’hésitations qui font partie intégrante d’une œuvre en devenir. Aux mouvements des danseurs hip-hop de la chorégraphe Anne Nguyen (en création de sa pièce Kata), se superpose une oeuvre musicale du musicien Les Gordon (du label Kitsuné), 2 univers qui, bien que différents, viennent se compléter pour créer une forme nouvelle et singulière.

Qu’il s’agisse d’une pièce dansée ou d’une œuvre de musique, l’impression d’aisance et de maîtrise que suscite la découverte de l’oeuvre aboutie est toujours flagrante. Quel processus de création derrière cette sensation de fluidité, de perfection ? Comment, d’une matière brute et spontanée, naît l’oeuvre future ? C’est par cet angle que le film tente de capter et de retranscrire la genèse d’une création artistique, nourri par les séances de travail et de répétition des danseurs, autant que par la l’oeuvre musicale composée sur le mode de l’improvisation.

Questionnement, tentatives, ajustements, répétitions… Autant d’étapes nécessaires que requiert la création d’un projet artistique, mouvement permanent oscillant entre la projection initiale de l’artiste et le projet en devenir, matière polymorphe et versatile. Miroir de cette genèse continue, le film finit par lui-même devenir objet de son propos.

Biographie

Biographie

Après avoir étudié la mécanique quantique au cours de son cursus universitaire, je me suis progressivement tourné vers la création artistique, en explorant les thèmes d’ordre implié et de résonance émotionnelle. Ces thèmes fondateurs vont dès lors déterminer ma démarche artistique et apporter une cohérence à l’ensemble de mes œuvres, aussi pluridisciplinaires soient-elles. En parallèle, je me forme à la réalisation de films en argentique à l’Etna et et de films-performance au California Institute of Arts (CalArts). Je poursuis mon parcours artistique en collaborant notamment avec les artistes new-yorkais Amos Poe et Nicole Nelch.

Mon travail émerge d’une vision du monde où tous les éléments sont reliés et interagissent entre eux. Chaque élément est, pour moi, une abstraction issue d’une totalité de mouvement fluide (telle la notion d’holomouvement). J’adopte une approche centrée sur l’individu pour ensuite en dégager une structure systémique en m’intéressant aux interactions qu’un individu peut avoir avec un lieu, une ambiance ou d’autres personnes.

En 2013, je réalise le film PERSON(A) – 65min-, composés de 23 portraits. Faire tomber le masque, retrouver son soi intime, tel est l’enjeu des personnes filmés. Chaque portrait est unique, et pourtant, quelque chose les relie. Ces portraits qui se répondent et s’entrecroisent finissent ainsi par se rejoindre dans un mouvement introspectif collectif.

En 2014, je rejoins l’expédition Tara Méditerranée entre les Embiez et Antibes (France), dans le cadre d’une résidence artistique qui donnera lieu à l’exposition collective Tara Méditerranée à la galerie du jour, en 2015.

En 2015, je travaille sur la transidentité avec les associations Trans 3.0 et ABC. Je prépare également une vidéo avec la cie de danse Par Terre (en résidence à Chaillot) sur la notion de création.

Schibboleth

SchibbolethVidéo 16 minutes, couleur – 2016

Etre réfugié est une acceptation spatiale d’un individu. Il a acquis l’autorisation de pénétrer au sein d’un espace délimité par des frontieres. Seulement, cette autorisation ne lui donne nullement acces a la société dans laquelle il devra vivre. Les personnes réfugiées ne possedent ainsi pas le fameux schibboleth(1) qui leur permettra de s’intégrer, de vivre et de s’épanouir au sein de leur nouveau territoire. La plupart d’entres-eux restent en périphérie de la société.

En collaboration avec l’association Singa France, j’ai souhaité m’intéresser aux personnes réfugiées qui ont la volonté d’apprendre la langue française et les différents codes sociaux nécessaires a leur intégration. Ainsi, pendant plusieurs semaines, j’ai été le témoin privilégié des séances de tutorat qu’ils ont suivi. Ces rendez-vous réguliers sont une maniere pour eux d’échanger et de partager leur quotidien. Ils permettent la création d’un lien de confance, qui facilite leur intégration culturelle et sociale.

(1) le mot schibboleth est une marque différentielle et un signal d’appartenance. Ce mot suffsait à différencier des populations entres elles. Ceux qui ne le prononçaient pas correctement, étaient exclus.

Installation PerceptConcept – Galerie du jour agnès b.

Installation PerceptConcept – Galerie du jour agnès b.

  • Double projections des films PerceptConcept (film hd, couleur, 6×16 minutes) & Global Dimming (film 8mm numérisé, couleur, 6×6 minutes) sur un écran réalisé en pvc, bâches et plastiques hydrosolubles translucides.  

  • 6x, composition sonores à partir des bruits du voilier, 6×19 minutes.

One minute Yoann Lelong

Une vidéo One Minute est l’expression des émotions que j’ai ressenties lors d’un instant ou d’une période donnée durant lesquels j’ai accumulé des images et des sons. Une One Minute est intuitive et fugace. Cette série de vidéos n’est régie par aucune règle. Ce projet a débuté fin 2011. 

 Pour voir les vidéos :  One Minute

Le monde de Joan

Le monde de Joan
Portrait 16mm & Collage de photographies.


Joan a 30 ans, elle n’a pas de futur et est détachée du passé. Elle erre, elle tourne en rond. Que veut-elle ? Où va-t-elle? Quel est son regard sur la société ? Joan appartient à une génération construite selon des valeurs révolues.

Collage photo_projet joan